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11 Septembre 2026

Vous vivez dans un immeuble mal isolé, avec des factures de chauffage qui explosent et un DPE en F ou G ? Vous n’êtes pas seul : récemment, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat) en 2024, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Parmi eux, 46 800 passoires thermiques ont été rénovées en profondeur.

Derrière ces chiffres, il y a des histoires très concrètes de copropriétaires qui ont décidé de passer à l’action. Voici, pas à pas, ce que cela change pour vous si vous habitez en copropriété énergivore et que vous hésitez encore à vous lancer.

Vous habitez une copropriété énergivore : le point de départ

Imaginez votre situation : vous êtes copropriétaire dans un immeuble des années 70, chauffage collectif, DPE en F. L’hiver, vous avez froid près des fenêtres, l’été il fait très chaud, et les charges de chauffage ne cessent d’augmenter.

Lors de la dernière assemblée générale, le diagnostic de performance énergétique (DPE) de l’immeuble a été présenté. Verdict : votre logement fait partie des passoires thermiques. Vous entendez aussi parler du fait que, à terme, les logements les plus énergivores auront de plus en plus de contraintes pour la location.

Problème : une rénovation globale (isolation, chauffage, ventilation) vous semble hors de portée financièrement. Quand on vous parle de budgets à plusieurs dizaines de milliers d’euros, vous vous dites que ce n’est pas pour vous.

Ce qui a changé récemment : des rénovations lourdes en forte hausse

Les derniers chiffres publiés par le Service des données et études statistiques montrent pourtant que de plus en plus de ménages franchissent le pas de la rénovation globale, avec un soutien financier massif.

Des travaux lourds largement subventionnés

En 2024 :

  • 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah.
  • Le montant moyen des travaux a été de 41 500 euros par logement.
  • Le taux moyen de prise en charge par l’Anah a atteint 63 %.

Concrètement, cela signifie que, en moyenne, sur 41 500 euros de travaux, environ 26 000 euros ont été couverts par des aides publiques, et un peu plus de 15 000 euros sont restés à la charge du ménage. Les montants exacts dépendent bien sûr de chaque situation, mais l’ordre de grandeur est là : la part financée par les aides est très importante.

Les ménages modestes particulièrement aidés

Autre élément clé : les ménages modestes ne sont pas laissés de côté, au contraire.

  • Les ménages modestes concentrent 43 % des opérations via MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les ménages plus aisés ne représentent que 12 % des opérations.

MaPrimeRénov’ Ampleur est le dispositif de l’Anah qui soutient les rénovations d’ampleur, c’est-à-dire des travaux qui permettent de gagner plusieurs classes sur le DPE (par exemple passer de G à D, ou de F à C). Ces chiffres montrent que ce type de rénovation n’est plus réservé à quelques copropriétés très aisées : les foyers modestes sont aujourd’hui les principaux bénéficiaires.

Les copropriétés au cœur du mouvement

Les copropriétés jouent un rôle majeur dans cette dynamique :

  • 42 % des rénovations d’ampleur aidées concernent des copropriétés.
  • 46 800 passoires thermiques ont été rénovées, soit 51 % de l’ensemble des logements aidés.
  • Pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur, cette part monte à 74 % : près de 3 logements sur 4 étaient des passoires thermiques avant travaux.

Autrement dit, si votre immeuble est classé F ou G, vous êtes exactement dans la cible de ces dispositifs. La rénovation globale des copropriétés n’est plus une exception, c’est en train de devenir une tendance lourde.

À l’inverse, un autre dispositif, Loc’Avantages (qui encourage la mise en location à loyers modérés), ne représente que 3 % des rénovations d’ampleur. Le gros des aides se concentre donc aujourd’hui sur les rénovations énergétiques profondes, notamment via MaPrimeRénov’ Ampleur.

Concrètement, ce que cela peut donner pour votre copropriété

Revenons à votre immeuble classé F. Avec ces nouvelles données, le scénario devient beaucoup plus réaliste.

Étape 1 : faire le point avec des diagnostics précis

Avant d’envisager des travaux, la copropriété doit disposer :

  • d’un DPE collectif (bilan énergétique de l’immeuble) à jour,
  • et, pour une rénovation d’ampleur, d’un audit énergétique (une étude plus poussée qui propose plusieurs scénarios de travaux pour améliorer la performance du bâtiment).

Ces documents permettent de cibler les travaux les plus efficaces : isolation des façades, changement de chaudière, amélioration de la ventilation, remplacement des fenêtres, etc.

Étape 2 : voter un projet de rénovation globale

Sur la base de l’audit énergétique, le syndic présente plusieurs scénarios à l’assemblée générale : par exemple un scénario “minimum” et un scénario “ampleur” qui permettrait de sortir l’immeuble du statut de passoire thermique.

Les chiffres récents (41 500 euros de travaux en moyenne par logement, 63 % de prise en charge moyenne par l’Anah) donnent des repères concrets pour rassurer les copropriétaires : oui, les montants sont importants, mais une grande partie peut être financée par des aides, surtout si la majorité des occupants sont modestes.

Étape 3 : bénéficier des aides adaptées à votre profil

Dans la pratique :

  • Les copropriétaires modestes peuvent espérer une prise en charge particulièrement élevée, comme le montre le fait qu’ils représentent 43 % des opérations MaPrimeRénov’ Ampleur.
  • Les copropriétaires plus aisés sont moins nombreux à mobiliser le dispositif (12 % des opérations), mais restent éligibles avec des taux d’aide plus faibles.

Chaque copropriétaire reçoit ensuite un plan de financement adapté à sa situation (revenus, statut occupant ou bailleur, etc.).

Au final, qu’est-ce que ça change pour vous ?

Si vous vivez dans une copropriété mal isolée, les chiffres récents envoient un signal clair :

  • La rénovation globale de votre immeuble n’est plus une idée lointaine, c’est une réalité pour des dizaines de milliers de logements.
  • Les passoires thermiques sont clairement ciblées : 46 800 ont déjà été rénovées, et 74 % des logements aidés via MaPrimeRénov’ Ampleur étaient des passoires avant travaux.
  • Les ménages modestes sont au cœur du dispositif, avec 43 % des opérations, ce qui limite fortement le reste à charge.
  • En moyenne, 63 % du coût des travaux est pris en charge par l’Anah, ce qui change complètement la faisabilité du projet.

Conclusion : pourquoi se pencher dès maintenant sur le DPE et l’audit de votre immeuble

Pour un copropriétaire, la première étape concrète consiste à regarder de près le DPE de l’immeuble et, si ce n’est pas déjà fait, à engager un audit énergétique. Ces diagnostics ne sont pas de simples formalités administratives : ce sont eux qui permettent d’entrer dans les dispositifs d’aide comme MaPrimeRénov’ Ampleur et de construire un projet de rénovation crédible.

En clair, si votre logement est classé F ou G, vous avez aujourd’hui une fenêtre d’opportunité : des aides importantes existent, les rénovations globales se multiplient, et les copropriétés sont au premier plan. Se renseigner dès maintenant, c’est vous donner les moyens de réduire vos factures, d’améliorer votre confort et de valoriser votre bien, sans porter seul tout le poids financier des travaux.

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